Exalion – 3 ans déja – Petit Bilan

janvier 25, 2010

Mon directeur commercial, un inquiet de nature, me critique tout le temps : « Tu ne fais rien ; jamais un coup de fil à tes relations, pas une minute pour le commerce ; tu es nul ! Au moins, profite des vœux pour informer et donner envie.»

J’ai eu beau, pour le rassurer, faire appel à mon directeur financier : « ça va, on paye encore trop d’impôts cette année pour la 3ième année consécutive ; j’ai pu rémunérer l’équipe et les actionnaires ; la trésorerie est au beau fixe. Notre petite entreprise ne connaît pas la crise ! » Un béat celui là, heureusement qu’il ne me coûte pas cher !

Le contrôleur de gestion est un pince sans rire : « Ok, taux d’occupation des ressources 150%, les congés non pris seront de toute manière perdus et dans tous les cas non rémunérés, le taux de transformation des appels d’offre entrants est à 100%; c’est pas mal. Mais côté commerce, peut mieux faire ; nombre d’appels d’offre entrants déclinés : le grand vide »

Les actionnaires sont plus sereins dans leurs explications : « La stratégie de l’Entreprise n’est pas de grossir, donc nos ressources sont naturellement limitées, on ne peut traiter que un ou deux dossiers à la fois. On ne va donc pas investir dans le commerce, et il y aura des hauts et des bas. Il faut gérer l’incertitude et comme la fourmi avait prévu des hivers rigoureux, on peut rester zen. » 

Laissons donc nos acteurs back office à leurs débats internes pour enfin s’intéresser à nos clients et à leur interlocuteur unique, notre manager-expert: lui il s’éclate !

Je l’interroge : « qu’est ce que tu as fais depuis 3 ans ? »

« On a mené plusieurs missions, de 1 jour à plus d’un an, dans les domaines du transport et de la logistique; exemples :

  • Conception d’un schéma d’évolution à 3 ans d’un réseau de distribution à l’échelle nationale (500 camions).
  • Analyse d’un plan d’approvisionnement à l’échelle Européenne avec optimisation interne des flux et appel d’offre : gain constaté un an après de plus de 12% sur un budget de plusieurs millions d’ €uros.
  • Chef de projet Client pour piloter une externalisation logistique (CA dossier > 100M€).
  • Chef de projet Client pour l’intégration logistique d’une acquisition (CA dossier > 50M€).
  • Etudes diverses logistique et transport: actions de réduction des coûts et d’amélioration qualité, support opérationnel en entrepôt,  réponses à des appels d’offre transport et logistique, diverses actions liées à la distribution propre sur Paris…

 

Je le pousse un peu : « Ok pour la technique, tout le monde peut faire, mais quoi d’autre ? ». Son visage s’éclaire:

« Prenez une entreprise normalement sous pression : mon Client doit gérer le quotidien, réduire ses budgets, améliorer la qualité, gérer la décroissance ou la croissance, gérer les à-coups. Ses meilleurs collaborateurs sont déjà surchargés, il perd du temps avec les moins bons. Pas facile de faire avancer les projets de fond, d’avoir des analyses pertinentes et des réponses concrètes. En quelque sorte je suis ponctuellement son meilleur collaborateur:

  • D’abord, je suis « au service de », sans nœud au cerveau, je m’adapte, je suis discret.
  • Il n’a pas besoin de m’expliquer 2 fois l’objectif, les données d’entrée ou le contexte « social » des intervenants.
  • Si j’ai accepté la mission c’est que j’ai les compétences requises ; l’analyse c’est mon point fort et j’ai un peu d’expérience de la technique et des hommes (et déjà pas mal de cheveux blancs).
  • Je suis là quand il a besoin de moi, dimanches et jours fériés. Quand je ne travaille pas, il ne me paye pas.
  • Je sais me positionner au niveau requis : analyste, stratège, chef de projet, animateur, concepteur, réalisateur…
  • Enfin, à la différence des collaborateurs internes,… je n’ai rien à prouver… mais j’ai l’obligation de réussir la mission.

Bien sûr, je « phosphore » à chaque instant pour apporter la meilleure solution à la problématique posée, dans son intérêt et celui de son entreprise.

« Donc, « le meilleur collaborateur »; un peu réducteur, non ? »

 Là, il s’énerve : « c’est une approche modeste mais que je revendique; elle traduit une capacité d’adaptation et d’intégration forte, ce qui n’empêche pas une analyse critique et une démarche structurée. Mon objectif n’est pas de faire une belle étude, mais d’atteindre l’objectif recherché aussi efficacement que possible. Mon client peut aussi faire appel à un grand cabinet très structuré, et très… avec des bureaux aux Champs Elysées. … Il faut de la place pour tous »

« Et, le mot de la fin ? »

Merci à tous, amis, relations, clients, fournisseurs, qui m’avez aidé à me construire et à pouvoir profiter de cet exercice de la liberté avec, vous l’aurez compris, son lot d’inquiétude et surtout de plaisir. A votre disposition en fonction de vos besoins.

Amicalement

Richard